Un petit air du livre de la jungle

En néonat, Béatrice apaise Jassim sur un petit air du livre de la jungle.

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Douces notes en Chirurgie Cardiaque

Depuis janvier 2021, nous avons repris nos séances à Necker.
Béatrice apaise ce petit guyanais de 9 mois, très courageux, arrivé seul grâce au soutien de La Chaîne de l’espoir.

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Voeux 2021

Toute l’équipe de Joue-Moi de la Musique se joint à moi pour vous souhaiter une excellente Année 2021, en espérant qu’elle soit plus musicale que la précédente.
Heureusement nous avons terminé l’année 2020 positivement à Necker avec la reprise d’une séance exceptionnelle le 15 décembre, à la demande du service de chirurgie cardiaque, notre Béatrice a fêté Noël auprès des enfants hospitalisés.

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Un début d’année marqué par l’espoir, avec le soutien de la Fondation Air France, nous continuons depuis, dans ce même service. Béatrice, de sa douce voix, égaye les mardis après-midi de ces jeunes malades.
A l’heure actuelle, pour cause de pandémie, la salle de pré-anesthésie n’est toujours pas autorisée aux associations.

Notre site web est pratiquement réactualisé, j’en profite pour renouveler mes remerciements à Mathias et Valérie, pour leur travail de mise à jour remarquable et le temps consacré bénévolement.
Je vous invite à le consulter, à suivre nos actualités et à nous soutenir.

Excellente navigation, prenez soin de vous et de vos proches.
Musicalement Votre !
La Présidente
Isabelle Fauqueux

Noël 2020 Necker

À l’hôpital Necker, Béatrice a eu le plaisir de jouer la Mère Noël, mardi 15 décembre, pour les petits patients du service de Chirurgie Cardiaque pédiatrique. Merci au Professeur Damien Bonnet, Chef du service, à Florence l’Educatrice, aux enfants, à leurs parents et à tout le personnel soignant, pour leur accueil chaleureux.

Toute l’équipe de Joue Moi de la Musique vous souhaite de Bonnes fêtes ! Prenez soin de vous !

COVID et perspectives :

En cette période particulière, nos activités au sein des hôpitaux et écoles sont suspendues pour une durée indéterminée.

Nous continuons malgré tout à rechercher activement les financements nous permettant de poursuivre notre mission dédiée au bien être des enfants à l'hôpital.

Un grand merci à Air France

Le Conseil d’Administration du Fonds de dotation Air France du 5 octobre 2020 a décidé d’intervenir en faveur des enfants malades et a choisi de soutenir en 2021 « Joue-Moi de la Musique » qui propose des interventions musicales à l’Hôpital Necker-Enfants Malades.

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Les enfants hospitalisés vivent un grand stress qui peut être atténué par nos séances, venant ainsi égayer leur quotidien et les moments difficiles, telles que les périodes pré et post opératoires.
Le projet financé permettra de renouveler nos interventions de "Musicothérapie" à l'hôpital Necker- Enfants Malades, auprès des jeunes malades, pour une pause musicale pleine de douceur et de découvertes. Plus de 300 enfants, âgés entre 0 et 17 ans, leurs parents ainsi que les équipes soignantes pourront bénéficier de ces moments privilégiés.
Déjà en 2018 et 2019, nous avions eu l’honneur d’être soutenus par la Fondation Air France, toute l’équipe de Joue-Moi de la Musique se joint à moi pour exprimer notre sincère gratitude.

Quelques mots de la présidente

Depuis le 20 janvier 2020, j’ai l’immense honneur de succéder à Denise Blanc, que je remercie sincèrement pour ces nombreuses années de dévouement remarquable, au côté de nos musiciens, de tous les enfants, les parents et les personnels soignants.

Grace à la formation dispensée, en 2018, par Pierre Benichou, notre Musicothérapeute professionnel et avec le soutien financier de la Fondation Air France et la société N&T, Béatrice Angèle a le plaisir, depuis, d’apaiser petits et grands, par son chant et sa guitare, à l’hôpital Necker Enfants-Malades en salle de pré-bloc opératoire.

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A l’aide de nos bénévoles, leur efficacité, leur motivation, nous avons souhaité rafraîchir notre site web, je les remercie chaleureusement, notamment pour son expertise précieuse, Mathias, notre consultant webmaster bénévole et Valérie Vandenberghe, notre trésorière, assistante webmaster, pour sa grande disponibilité.

Pour conclure, je souhaiterai apporter tout mon soutien et celui de l’association Joue Moi de la Musique aux personnes qui ont été ou qui sont encore touchées par l’épidémie du COVID-19.

Suspendre, à l’hôpital, à l’école, nos interventions musicales, l’essence même de JMM, est une situation particulièrement inédite, sachant par ailleurs les bienfaits physiques, psychologiques et socio-culturels de la musique. Depuis toujours les enfants sont au cœur de nos priorités, nous ne manquerons pas de vous tenir informés quant à une éventuelle date de reprise de nos activités.

Je vous souhaite à tous une agréable navigation et vous remercie pour votre confiance et votre intérêt dans notre recherche de donateurs, n’hésitez pas à nous contacter...

Musicalement Votre...

La Présidente
Isabelle Fauqueux.
contact.jouemoidelamusique[at]gmail.com
06 76 99 78 42

Pierre Benichou "Quand la musique adoucit"

Pierre Bénichou et son association « Joue-Moi de La Musique » distillent de biens jolies notes de guitare, à l’hôpital Necker-enfants malades, à Paris. Diplômé de l’Ecole Normale, ce musicothérapeute participe à l’accompagnement des patients en leur offrant quelques grammes de légèreté dans un quotidien souvent pesant.



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Béatrice Angèle

Après une formation théâtrale et musicale, Béatrice Angèle participe à diverses aventures collectives avant de se produire seule avec sa guitare. Elle chante dans tous les lieux possibles : le métro parisien, la rue, les guinguettes, les bars, les festivals, les salles de concert, les médiathèques, les campings ....

Elle se forme aussi auprès de l’association « enfance et musique »dans plusieurs ateliers. Elle anime alors des ateliers-musique dans des écoles primaires, des centres sociaux, des conservatoires, des maisons d’accueil spécialisé, des hôpitaux…

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Elle intervient à l’hôpital Necker-enfants malades en pré-bloc depuis 2018. Pour pouvoir le faire avec toute la compétence requise elle a suivi une formation avec le musicien et musicothérapeute Pierre Bénichou, spécialiste en pédiatrie. C’est certainement une des expériences les plus fortes de son parcours. Apporter la musique en direct dans un moment aussi particulier que celui de l’attente d’un enfant juste avant son opération donne à l’artiste un sentiment d’être sur un fil. L’équilibre est toujours à trouver mais quand il y parvient la magie opère et il se rend compte à quel point sa présence est un baume et un véritable soin.

Elle participe également à des spectacles pour enfants.
Elle compose aussi ses propres chansons et elle a également fait sien un répertoire de reprises du monde entier.
Pour elle, chanter est sa respiration et elle le fait partout...

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Musique à l'hôpital

"L'hôpital": ce mot seul évoque un lieu où le silence domine, des chuchotements, des pas étouffés... quelquefois se fait entendre le bruit d'une porte qui grince ou l'appel d'un médecin à travers un haut-parleur.... "La musique": ce mot seul évoque un ensemble de sons qu'émet un instrument spécialement conçu pour cela et qui permet à tout être qui l'écoute de briser les frontières et s'évader moralement du lieu où il se trouve pour rêver, imaginer, participer, créer (consulter les vidéos en cliquant ici).

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La musique à l'hôpital semble être une gageure et pourtant… Rien n'est plus émouvant que de voir arriver ces petits malades, certains ayant subi de lourdes interventions, inquiets au début, surpris ensuite, puis totalement apprivoisés par cette ambiance musicale qui les fait entrer dans une sorte de grande bulle dans laquelle ils vont oublier la raison de leur séjour dans cet établissement hospitalier, la souffrance qui les habite, et l'éloignement de leur milieu familial.

Groupés autour du musicien-animateur, ils écoutent, chantent, s'emparent d'un petit instrument qui leur est tendu, et le frappent, le frottent, ou le secouent suivant le rythme de la musique. Quelquefois un enfant s'approche timidement de la guitare, du violon ou du violoncelle, pince une corde, et stimulé par le musicien, il improvise une longue phrase musicale, accompagné par les autres petits malades.

Des onomatopées chantées se mêlent aux sons des instruments. Peu à peu tout ce petit monde entre dans le jeu. Les éducatrices ne peuvent que s'y joindre également et au cours de ce moment musical, qui peut parfois durer longtemps, les parents, qui assistent à ces séances, sont tentés également d'y participer. Un instrument dans la main, ils accompagnent et chantent avec leur enfant, heureux de les voir se détendre, rire, et ainsi oublier les moments douloureux qui ont précédé ou qui vont suivre ce temps parenthèse de leur hospitalisation. Si l'enfant est fatigué, il se lève et s'en va. Il n'est pas obligé, rien ni personne ne le retient, et cette liberté fait qu'il revient souvent.

Il y a aussi l'enfant qui ne veut pas se séparer de son instrument. Cet objet sonore devient son "copain", son confident. Il le serre contre lui. Il a alors la possibilité de le garder et l'emmener avec lui dans sa chambre jusqu'à sa prochaine rencontre avec le musicien-animateur. Et il y a l'enfant malade immobilisé qui ne peut pas venir rejoindre les autres enfants dans le lieu qui leur est réservé. Le musicien-animateur va donc dans la chambre même du petit alité. Commence alors à naître une sorte complicité entre cet intervenant extérieur qui se déplace spécialement pour lui et qui, en plus, apporte tout un matériel qui semble magique puisque sans être musicien il est possible, dans un temps très court, de participer d'une manière active à une création musicale. Se déroule alors un merveilleux voyage à travers la musique. Que ce soit "la fourmi rouge" que l'on entend tomber de tout son poids "dans le bol de café au lait", que ce soit en rythmant avec des maracas une samba endiablée, ou une chanson douce qui calme et qui fait rêver. Tout est prétexte à "jouer": jouer en chantant, jouer en écoutant, jouer en racontant, car le conte est aussi un moment merveilleux, et qui ne devient que plus présent quand on y ajoute une ambiance sonore créée et interprétée par les enfants.

Quel que soit l'état physique dans lequel se trouve l'enfant, le contact qu'il a avec l'objet sonore, l'impression qu'il devient quelqu'un d'important par le fait de diriger, selon son état d'âme, l'ambiance musicale autour de lui, la possibilité de ne plus être celui qui subit, de devenir un être pensant à qui l'on demande de participer, d'imaginer, voire de composer, le fait qu'il ne soit plus entouré de blouses blanches, mais qu'il ait près de lui un "musicien" homme ou femme, qui interprète, pour lui, un passage musical d'un compositeur connu ou inconnu, et quelquefois la surprise d'entendre son prénom mélangé aux paroles d'une chanson, tout cela apporte à l'enfant malade un "ballon d'oxygène" qui ne peut que l'aider à mieux supporter les moments douloureux qu'il subit.

La musique à l'hôpital pour et avec les enfants, est un moment privilégié.
Une psychologue nous dit qu'après le passage de nos musiciens-animateurs, le petit malade accepte et supporte mieux les soins. Ce témoignage est déjà un succès.

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Invitation à Necker

Cette semaine j’ai répondu à la proposition de mon ami musicien musicothérapeute Pierre Benichou, qui m’invitait à partager son intimité professionnelle à l’Hôpital Necker-Enfants malades. Je l’ai accompagné activement, en chansons, en salle de pré-anesthésie. Un véritable « in between » entre le monde extérieur et le bloc opératoire. Des bébés, des petits, des adolescents. Des mamans et des papas. Des familles de toutes les cultures. Des opérations anodines, des opérations délicates, des opérations de la dernière chance. De l’enfant sous trachéo à celui qui enchaîne les opérations depuis ses 12 ans.
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Chaque fois s’inviter avec douceur dans la bulle du petit patient et de sa famille. Lui jouer du familier, lui chanter du réconfort. S’ajuster, s’adapter aux besoins de l’ici et maintenant. Faire sourire les petits, libérer l’angoisse et parfois les larmes des parents. Échanger quelques mots. Faire un pas de côté dès que les équipes médicales sont prêtes. Trouver sa juste place. Faire le lien avec la suite... On commence « les petits poissons dans l’eau », les infirmières nous suivent et emportent cet air par-delà les portes battantes, par-delà les pleurs de la séparation avec les parents, par-delà l’angoisse de l’opération. Chanter dans toutes les langues : en français, en anglais, en peul, en kabyle, en dadada, en hébreu, en yaourt. Glisser dans les ressources de chacun. Les renforcer peut-être, en quelques minutes.

Et puis ce jeune couple et leur petit de 18 mois. Cette maman : « Pas la peine de jouer, il n’entend pas... » Moi : « Mais vous, vous entendez ! » Les soutenir. Sourires des parents. Guitare enchantée. Moment magique. Pierre qui pose le petit pied sur la guitare pour qu’il ressente les vibrations. Le papa sort son iPhone pour figer ce moment qu’il y a quelques instants encore il aurait tout donné pour oublier.

Je rentre le soir, ma fille vient de recevoir une vidéo d’un de ses amis qui vit à l’étranger. Ce matin, à Necker, on a posé des implants cochléaires à son petit cousin... Les parents bouleversés ont partagé les vidéos avec leur famille. Émotion. Clin d’œil des cieux. J’y retourne en janvier. Je ne veux plus que ça s’arrête ! Être clinicienne, être au chevet du patient. En mots, en notes, en intentions. Merci Pierre !

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Association Apache

A.P.A.C.H.E. : Association Pour l'Amélioration des Conditions d'Hospitalisation des Enfants
Grâce à l’apport financier de l’Association Apache, notre présence à l’hôpital Necker Enfants-malades a pu être élargie. Ainsi Pierre est intervenu à raison de 2 demi-journées par semaine puis à la demande de l’équipe hospitalière de 4 demi-journées par semaine particulièrement en pré-anesthésie, mais aussi en pneumo-dermatologie, en pédiatrie générale et dans le cadre du MAGEC (Maladies Génétiques à Expression Cutanée)

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C’est souvent au chevet des enfants que se déroulent ces moments musicaux, mais Pierre les rencontre aussi dans la salle de jeux.. D’après les observations des équipes soignantes et des parents qui assistent à ces séances, les enfants ayant bénéficiés de la venue du musicien acceptent de manière plus sereine les soins douloureux qu’ils subissent. En parallèle à cette action, le Samu Social a demandé à l’Association JMM une présence musicale toute une journée, soutenue financièrement par Essilor, offerte aux enfants logés dans des hébergements de fortune et dans l’attente d’un dépistage de troubles visuels.

Pierre Bénichou responsable de ce projet, s’est occupé d’une cinquantaine d’enfants et de leurs parents en leur proposant de jouer de la musique avec les instruments mis à leur disposition pendant que les enfants attendaient la dilatation des yeux. Ce fut une intervention extrêmement appréciée par tous, enfants, parents, soignants. Peut-être sera-t-il possible pour l’année prochaine de renouveler cette collaboration. Dans le cadre du décret relatif à l’organisation du temps de travail dans les écoles maternelles et élémentaires, la ville de Gonesse a signé une convention avec l’Association JMM pour permettre aux enfants d’accéder à des activités culturelles et artistiques. Béatrice a été chargée de ces interventions.

En ce qui concerne la formation, Pierre accepte de recevoir des stagiaires désireuses soit d’écrire leur mémoire soit connaître notre travail pour s’investir éventuellement dans notre Association.

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Temps d’accueil - moments de partage

Une histoire de la musique à l’hôpital...

Nous avons souhaité rencontrer les enfants à l’hôpital. Un sondage auprès de nombreux médecins nous a confortés dans ce projet : venir partager avec les jeunes malades et les adultes qui les entourent, parents et soignants, des moments musicaux de façon que, comme à l’école, l’enfant devienne acteur de sa propre production sonore.
Malade ou pas, un enfant reste avant tout un enfant.

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Le jeu fait partie de la vie de l’enfant. Le fait qu’il soit hospitalisé, quel que soit son état physique, ne doit pas le couper de ce qui était sa vie d’avant : “jouer”. Jouer d’un instrument, chanter, improviser, communiquer, découvrir, défouler, rêver, endormir... voilà le rôle de la musique à l’hôpital.

Le succès d’une telle entreprise est le fruit d’un long et passionnant travail d’observation, d’adaptation et d’intégration, où s’envisage une relation triangulaire privilégiée : parents-soignants-musicien, autour d’une écoute mutuelle et d’un dialogue permanent avec l’enfant.

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Le flûtiste et la mucoviscidose ou respiration musicale

Ici le souffle est la préoccupation constante des enfants, astreints à des exercices de kinésithérapie respiratoire. Nous avons donc souhaité allier musique et respiration.

Tous les quinze jours, une flûtiste du Conservatoire et le musicien co-animent une séance. Sensibles à cette entreprise et désireuses de faire partager leur passion à des enfants dans un lieu inhabituel, les flûtistes du Conservatoire ont eux aussi entamé une formation, axée sur la connaissance du jeune malade et le fonctionnement du cadre hospitalier.

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Ils ont acquis un répertoire approprié afin de disposer d’une palette musicale sur laquelle l’enfant navigue. De la berceuse au rapp en passant par Mozart, les flûtistes ont accepté de s’éloigner de leur pratique instrumentale première pour aborder l’improvisation en s’adaptant à l’âge et à la culture de l’enfant.

La présence de ces instrumentistes à vent étoffe les moments musicaux, leur confère une dimension artistique supplémentaire, transforme “le souffle douleur” en “souffle plaisir”. L’utilisation de la voix, la pratique de petites flûtes irlandaises individuelles, donnent à ces enfants une vision différente des efforts respiratoires qu’ils doivent effectuer au quotidien.

Nous sommes heureux de constater l’épanouissement des enfants au contact de la musique et l'étonnement des soignants : ceux-ci les observent et apprécient leur qualité de concentration, d’imagination et de créativité.

Les enfants soufflent et inspirent en chantant, manipulent des instruments, redécouvrent l’exercice respiratoire en dehors de leur séance d’A.F.E (augmentation du flux expiratoire)

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Les voeux de la présidente

Pour cette année 2016, l’Association compte poursuivre la mission qu’elle s’est donnée : continuer à centrer l’activité principalement sur des interventions musicales auprès d’enfants à l’hôpital, ceci sans rejeter d’autres sollicitations qui pourraient survenir. Nos musiciens ont travaillé en 2015 dans le cadre de l’hôpital Necker Enfants Malades en pré-anesthésie et salle de réveil, en pneumologie ainsi que dans un service extrêmement lourd auprès d’enfants atteints de dermatoses d’origine génétique nécessitant des soins réguliers particulièrement pénibles.

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Nous avons cette année accueilli plusieurs stagiaires dont une dans le cadre de sa formation à l’art-thérapie. Une fois la convention de stage établie, elles ont suivi les activités de JMM accompagnées par Pierre BENICHOU. Elles ont été très satisfaites de cette expérience après un début un peu difficile humainement du fait de la lourdeur des cas rencontrés.

JMM a été accueillie comme association partenaire par l’organisation européenne EACH, regroupant les associations nationales œuvrant pour l’amélioration de conditions d’hospitalisation des enfants.
Fidèles à nos objectifs, pour cet exercice 2015, les charges administratives diverses ne dépassent pas 2 % des dépenses totales, ce qui signifie que notre association consacre bien toutes ses ressources à la mission qu’elle s’est donnée.
Nous avons toujours besoin de donateurs, les projets de manquent pas … !

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De la musique avant l'entrée au bloc !

On imagine sans peine le désarroi des enfants qui attendent ,en salle de pré-anesthésie, leur tour pour être opéré.

Les parents eux aussi vivent un moment difficile. C'est pour lutter contre ce sentiment de malaise, pour éviter la pesanteur de l'attente qu’à l’hôpital des Enfants Malades, depuis 1994, les musiciens exercent leur art dans cette salle de pré-anesthésie.

Il y avait un défi à relever : permettre aux enfants grâce au langage qu'est la musique d'oublier leur statut de futur opéré. Il faut souligner que la salle de pré-anesthésie est à proximité du bloc opératoire.

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Les allées et venues du personnel en tenue de bloc, le départ des autres enfants pour la salle d'opération, donnent à ce lieu une coloration inquiétante. Il est important, dans ces conditions, que tout soit mis en oeuvre pour axer l'attention de l'enfant (et aussi de ses parents) sur une activité paisible et ludique à laquelle il pourra activement participer.

Les musiciens professionnels, formés à l'animation, ont facilement relevé ce défi et transforment régulièrement l'atmosphère de la salle de pré-anesthésie. Selon Brigitte Chiaravano, musicienne, "Le but de notre intervention est d'aider l'enfant et sa famille à retrouver une certaine sérénité en communicant par le jeu, la musique et le chant". Les enfants s'approprient les instruments, certains chantent, il arrive même que les parents les accompagnent.

L'enfant qui ne comprend pas le français retrouve le sourire lorsque le musicien lui propose un air familier. L'équipe soignante se réjouit de l'ambiance ainsi transformée et ... souhaite que ces artistes, ces musiciens puissent intervenir tous les jours !

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Les murs orchestres et les fresques musicales

Sur une idée originale de Jean-Louis Harter*, qui a conçu et réalisé les premières, les « Fresques sonores » sont des panneaux de bois d’environ 2m50 sur 2m, peints aux couleurs vives, représentant un paysage, une rue bordée de maisons multicolores, un fond marin... chaque fresque est une création unique et originale.

Des instruments de musique intégrés au décor donnent aux enfants et aux adultes la possibilité d’en jouer.
Ce sont de véritables murs orchestres qui permettent à tous ceux qui le désirent de se retrouver pour un moment musical collectif.

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La première de ces fresques est mise en place depuis juin 1993 dans le service de pédiatrie oncologie de l’Institut Curie. La suivante a été installée en janvier 1994 sur l’une des cloisons de la salle de préanesthésie de l’hôpital Necker-Enfants malades.

Un projet similaire s’est également concrétisé à l’hôpital du Kremlin-Bicêtre sous la forme d’une “Cabane à Musique”, suivi en mai 1997 de deux fresques plus petites représentant un “Fond Marin” et “le Clown”.

“Graine de musique” se trouve depuis janvier 1999 à l’hôpital de Vesoul et bientôt “la Mer” ornera le mur du service de neuropédiatrie de l’hôpital Saint-Vincent-de-Paul (prévue pour juin 1999).

A la portée de tous, de l’enfant de 6 mois à l’adolescent, les instruments proposés sont spécialement conçus pour chaque fresque. Leur sonorité est particulièrement étudiée pour être la plus discrète possible, car nous sommes conscients que le service ne doit pas subir une “agression sonore” de plus. Nous voulons tout simplement que ces fresques ouvrent un espace ludique pour que l’enfant puisse y investir son imaginaire et par cet intermédiaire partager avec d’autres enfants un “bavardage musical”.

*Jean-Louis HARTER : Musicien, docteur en musicologie, Jean-Louis Harter s’est très tôt intéressé aux rapports entre le jeu et la pédagogie de la musique. Il intervient auprès d’enfants (en écoles, écoles de musique, crèches, hôpitaux), et forme régulièrement musiciens, pédagogues et éducateurs. Il est également créateur de « Fresques sonores » interactives, installées dans les services pédiatriques de plusieurs hôpitaux parisiens, et se produit en tant que musicien (récitals de guitare, théâtre musical).

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A propos de la nécessité d’ouvrir les lieux de soin aux activités culturelles

Depuis quelques années des professionnels autres que des soignants ont progressivement pris une place dans les hôpitaux d'enfants. Il s'agit de musiciens, de danseurs, de marionnettistes, de clowns, d'acteurs, de sculpteurs, de conteurs. Ils proposent des activités artistiques et culturelles qui correspondent à leur spécialité. A celles-ci il faudrait ajouter les actions dont le livre est l'objet, notamment celles qui sont organisés dans les bibliothèques d'hôpitaux.

Pourquoi ouvrir les lieux de soins aux actions culturelles? C'est une nécessité probablement évidente pour les participants à ce colloque. Néanmoins il est indispensable de ne pas se leurrer: le monde hospitalier dans son ensemble n'est pas encore persuadé de cette nécessité. Le travail de sensibilisation des professionnels de la santé et des parents est à poursuivre et parfois à entamer.

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L'activité culturelle, lorsqu'elle s'adresse aux enfants, est une forme particulière du jeu. On connaît l'importance du jeu pour les enfants : il est essentiel à leur développement; il est facteur d'équilibre, d'acquisitions et de plaisir; il est support à leur imaginaire. L'enfant ne fait pas de musique pour devenir musicien (ce serait un projet d'adulte), il joue avec les instruments, avec les sons, il prend plaisir à les reproduire, à les écouter, à les réécouter. Le musicien, le marionnettiste, le clown, le danseur, le conteur sont des médiateurs entre un type particulier de jeu et l'enfant. Leur qualité d'artiste donne à la relation qui se crée une dimension culturelle source d'ouverture pour l'enfant, d'enrichissement, de découverte, d'évasion, de plaisir.

Mettre les enfants aussitôt que possible en contact avec la culture sous toutes ses formes est une idée qui a fait beaucoup de progrès au cours des dix dernières années. Facteurs d'enrichissement, d'intégration sociale, les activités culturelles adaptées aux enfants commencent à avoir une place dans les familles, dans les lieux d'accueil de la petite enfance, dans les écoles maternelles et primaires. Il est donc légitime, que de la même façon qu'elles se sont imposées à l'école, dans les crèches, les centres de PMI, ces activités culturelles pénètrent les hôpitaux d'enfants.

La place de ces activités est d'autant plus légitime dans les hôpitaux qu'il est fondamental de compenser l'expérience douloureuse que vivent les enfants à travers leur hospitalisation et d'agir pour les protéger des conséquences psychologiques néfastes des agressions qu'ils subissent. N'oublions pas que l'hôpital est un lieu d'attente et d'ennui et, à ce simple titre, les activités culturelles y ont toute leur place. Ajoutons que pour certains enfants, ces activités sont une première occasion de rencontre avec différentes formes de culture. Pour ces mêmes enfants, ou pour d'autres, le fait que ces activités culturelles se déroulent dans un cadre différent, dénué de projet pédagogique, leur donne une valeur particulière. Il peut sembler paradoxal d’aborder les difficultés et les limites des actions culturelles à l’hôpital alors que la place de ces actions n’est acquise que dans un petit nombre de services d’enfants. La facilité consisterait à n’aborder cette question que lorsque la majorité des équipes médicales et soignantes seraient convaincues du bien-fondé de cette démarche. Réfléchir à la délicate question de la place respective, à l’hôpital, des actions culturelles et des soins, fera progresser notre action. Nous serons aussi plus convaincants lorsqu’il s’agira de défendre l’ouverture de l’hôpital d’enfants aux actions culturelles.

Je voudrais aborder deux catégories de difficultés. D'abord celles qui sont liées aux réactions de l’équipe médicale et soignante. Plutôt que de dénoncer les résistances, mieux vaut chercher à comprendre ce qu’elles recouvrent. Les équipes craignent d’être dépossédées de leur rôle relationnel, d’être reléguées à une fonction exclusive de gestes techniques qui font peur aux enfants et qui sont de ce fait affectivement peu gratifiants. Qu’ils le veuillent ou non les artistes qui interviennent dans les hôpitaux sont, sur le plan affectif, en concurrence directe avec les soignants. Il faut être très vigilant pour éviter une opposition caricaturale et dommageable aux enfants entre le bon et le méchant. La seconde difficulté vient de la façon dont sont actuellement gérées les interventions des différents artistes. Regroupés en associations ou travaillant individuellement, les artistes proposent leurs compétences à un ou plusieurs services hospitaliers. Selon les services, c’est le chef de service ou la surveillante qui prend la décision d’accueillir une ou plusieurs associations, un ou plusieurs artistes. Eventuellement la direction de l’hôpital joue un rôle en favorisant l’obtention des crédits nécessaires. Il arrive aussi que les artistes interviennent dans les hôpitaux grâce au dynamisme d'un instituteur ou d'un bibliothécaire. Cette situation a certes des avantages: c’est elle qui permet à des équipes dynamiques de mener des expériences originales, d’ouvrir la voie à d’autres. Mais elle comporte des limites que nous ne tarderons pas à rencontrer.

Lorsque des activités culturelles sont proposées aux enfants d’un service, qui doit en assurer le suivi ? Qui est chargé de transformer une possible concurrence entre l’équipe soignante et les artistes en une véritable collaboration? Qui permet que les inévitables difficultés perçues de part et d’autres soient dites, analysées et surmontées en commun? Qui est le plus à même de jouer ce rôle: le chef de service, la surveillante, l’instituteur, l’éducateur de jeunes enfants, le psychologue ou le responsable d'association? Peut-on accepter que le refus d’un chef de service, d’une surveillante d’ouvrir le service sur l’extérieur reste incontournable? L’expérience des suédois avec le département de jeu peut être un point de départ de cette réflexion. Ce département a une complète autonomie par rapport aux services cliniques et est chargé d’organiser la totalité des activités de jeu au sens large du terme dans l’hôpital. Le chef de ce département d’un rang égal à celui d’un chef de service clinique coordonne l’ensemble des professionnels et des artistes qui interviennent dans les services; il assure la formation et l’intégration des bénévoles dans les équipes. Les américains ont un système assez proche dans le cadre de ce qu’ils intitulent le “child life department”. Notre réflexion commune peut apporter des réponses souples, riches, originales à ces questions de fond. Faute de quoi la présence des artistes dans les hôpitaux d’enfants risque de n’être qu’un effet de mode, limité à un nombre restreint d’établissements.

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